Une grande date pour Barbizon : l’Atelier de Rousseau vous invite Samedi 30 Nov à 11h…

Le cœur historique de Barbizon va revivre…


Réouverture du Musée Rousseau chaque week end
et vernissage de l’exposition Samedi 30 Novembre à 11h,
Tous les lecteurs des « Nouvelles de Barbizon » ont droit à une invitation gratuite ! Profitez en !

Inscrivez vous ! par mail avant le 22 Novembre barbizon@departement77.fr

Qui était Théodore Rousseau ?

Theodore Rousseau, photographié par Nadar
Theodore Rousseau – Couchant, lande d’Arbonne

le grand « refusé » des Salons officiels, le chef de file de « l’Ecole de Barbizon »,

Theodore Rousseau, sous un rocher de Fontainebleau, avec ses amis Millet et Véron…
« Quels jolis z’horizons z’ont… les peintres-tres z’à… Barbizon ! »
(Chanson des peintres z’à Ganne)

Avec Corot, Théodore Rousseau (1812-1867) domine la peinture de paysage française du milieu du XIXe siècle.
Figure symbolique de l’ école de Barbizon tout comme Millet, son ami intime, il incarne la lutte de la génération de 1830 contre les conventions et les règles académiques.
Il est le chef de file, avec Jean-Baptiste Corot , Diaz, Daubigny,
de ces peintres paysagistes qui ont ouvert la voie à l’impressionnisme.

Voici l’excellente notice de Wikipedia sur Théodore Rousseau :

Admis au Salon de Paris de 1831 à 1835, il essuie un refus au salon de 1836, ce qui le conduit à partir s’installer à la lisière de la forêt de Fontainebleau. Rejoint par Jean-Baptiste Camille CorotJean-François MilletHonoré DaumierJules DupréCharles Le Roux, ils y fondent l’école de Barbizon.
Il s’installe à l’Auberge Ganne, puis en 1847, il loue une maisonnette de deux chambres et installe son atelier dans la grange attenante, au no 55 Grande Rue.

Aujourd’hui annexe du musée départemental de l’École de Barbizon (plaque), la grange transformée en chapelle dont le clocher fut dessiné par Charles Millet, le fils du célèbre peintre, et le jardin transformé en place publique avec le monument aux morts Gaulois du sculpteur Ernest Révillon (1854-1937).

En pleine période romantique, voici « l’ami des arbres » le jeune peintre Théodore Rousseau dessiné par son ami Honoré Daumier.

Théodore Rousseau est un artiste à la fois admiré et méprisé en son temps. Son art est complexe. Il possède à la fois un caractère réaliste par sa volonté de peindre la nature telle qu’elle est, et romantique parce qu’il tend à faire corps avec la nature.

Le but de Rousseau est de « fouiller le visible ». Pour ce faire il s’enfonce dans les profondeurs de la nature, choisit un motif et l’observe durant de longues heures de manière à l’imprimer durablement dans sa mémoire. Puis il exécute des esquisses et réalise l’œuvre définitive, de mémoire, en atelier. Théodore Rousseau s’attache à représenter « tout ce que la nature contient de germinations étranges ». Dans son œuvre, l’arbre occupe une large place. Tout au long de sa carrière, il multiplie les esquisses d’arbres notamment en forêt de Fontainebleau. Il est considéré comme un « anatomiste » de l’arbre.

Théodore Rousseau. L’allée des châtaigniers 1837. 79xl44 cm. Musée du Louvre, Paris.
« Grands bois, vous m’effrayez comme des cathédrales ! » (Charles Baudelaire)

Mais bien plus qu’un exercice académique, l’arbre revêt chez lui une symbolique particulière. Il est l’incarnation de la continuité de la vie. La représentation de la lumière fut son ambition. Mais elle est à l’origine de tous ses tourments. Elle devient rapidement une obsession à tel point que Rousseau multiplie les expériences picturales pour tenter de la traduire. Théodore Rousseau est ainsi l’un des premiers paysagistes à représenter la lumière tombant à la verticale dans son chef-d’œuvre « Une avenue Forêt de l’Isle-Adam » présenté au Salon de Paris en 1849.

Perpétuel insatisfait, il retouche ses œuvres au risque de les détériorer. L’utilisation du bitume, qui apparaît dès 1839 dans son tableau Descente de vache, est l’une des causes à l’origine de la détérioration de nombreuses toiles de Rousseau. Selon son biographe Alfred Sensier, ce serait sur les conseils d’Ary Scheffer qu’il employa ce mélange d’huiles grasses et de bitume de Judée, en vogue à l’époque, qui eurent des conséquences désastreuses pour la conservation de sa peinture.

Theodore Rousseau : Effet d’orage à Fontainebleau

La place de l’homme dans l’œuvre de Rousseau a suscité beaucoup d’interrogations. S’il n’est pas totalement absent dans ses peintures, il y occupe une place infime. Selon Sensier, en réduisant la présence de l’homme à une tache de couleur, Théodore Rousseau veut souligner la « pathétique impuissance de l’homme face à l’immensité de la nature qui l’entoure ».

La reconnaissance officielle de Rousseau vient le 1er avril 1848, lorsque Jean Ron[réf. nécessaire] et Charles Blanc se rendent, en un geste symbolique, dans l’atelier de Jules Dupré et de Rousseau pour leur commander deux œuvres. Théodore Rousseau exécute Lisière en forêt de Fontainebleau, soleil couchant (visible au musée du Louvre), une œuvre à la composition plutôt classique.

Theodore Rousseau : lisière en forêt de Fontainebleau, soleil couchant,
au Musée d’Orsay à Paris
Vous reconnaissez le tableau ci-dessus ? C’est la mosaïque installée en mémoire de Theodore Rousseau au N°55 de la grande rue de Barbizon.

Dès 1849, il renoue avec le Salon. Le Salon de 1852 est celui de la consécration du peintre : il y expose Groupe de chênes à Apremont et reçoit la médaille de la Légion d’honneur2..

Theodore Rousseau : groupe de chênes à Apremont

Enfin il s’investit dans la lutte contre l’abattage des arbres qu’il qualifie de « carnage » ou de « condamnation à mort ». Rousseau avait déjà dénoncé ce phénomène dans le massacre des innocents en 1847 (Musée Mesdag, La Haye).

Très imprégné par une vie simple dans laquelle il côtoie des paysans et travailleurs de la forêt, son œuvre est caractéristique d’un courant réaliste qui sera la marque principale de l’école de Barbizon. Il est parfois considéré comme un précurseur de l’impressionnisme.

Théodore Rousseau 101 Soleil couchant sur la lande d’Arbonne Huile sur panneau, 64 x 99 cm New York. The Metropolitan Museum of Art

Et voici aussi ce qu’en disait l’excellent guide de Barbizon rédigé par Lamirault en 1989 :

Au fond de ce beau jardin, on aperçoit l’entrée de la maison-atelier de Théodore Rousseau. C’est une peinture ( un pastel ? ) de son grand ami Jean-François Millet.
Au milieu de « ses chers arbres » , à l’entrée de la forêt
Théodore Rousseau est ici représenté avec son ami Jean-François Millet,
sur le fameux médaillon sculpté par Henri Chapu en 1884
Comme le dit la fameuse chanson des peintres :
Quand on voit quelle barbe ils z’ont… on dit qu’ils sont d’Barbizon !

Jean-Jacques Rousseau, Théodore Rousseau, Henri Rousseau dit « le douanier » ?

Evidemment, il ne faut pas les confondre…

le fameux écrivain Jean-Jacques Rousseau (Rêveries du promeneur solitaire… ) , ennemi de Voltaire, père de la Révolution, mort à Ermenonville en 1778
notre peintre de Barbizon, Théodore Rousseau,
enterré au cimetière de Chailly-en-Bière en 1867
et le peintre naïf très savoureux Henri Rousseau (1844-1910) dit : le douanier Rousseau,
qui devint célèbre grâce à Guillaume Apollinaire à la période surréaliste.
Et enfin…vous n’oubliez pas que notre ami Bernard Sauvat a fait une belle chanson sur Théodore Rousseau, mort en 1867 à Barbizon…
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Le Cercle des Amis de Barbizon, association Loi 1901, a été fondée Jean-Michel Mahenc en 2016, pour réunir tous les amoureux du village des peintres de Barbizon (France) et d'en assurer le rayonnement artistique.

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